Inauguration officielle du laboratoire d’anatomie et de cytologie pathologiques de l’Institut du Cancer de Polynésie française
Inauguration officielle du laboratoire d’anatomie et de cytologie pathologiques de l’Institut du Cancer de Polynésie française
Le 3 mars 2026, l’Institut du Cancer de Polynésie française(ICPF) inaugurera son laboratoire d’anatomie et de cytologie pathologiques. Cette infrastructure marque une étape déterminante dans le renforcement des capacités diagnostiques du territoire et dans l’amélioration de la prise en charge des patients atteints de cancer.
Un maillon central du diagnostic en cancérologie
L’anatomopathologie constitue une étape essentielle du parcours de soins en cancérologie.
À partir de biopsies, de pièces opératoires, de liquides biologiques ou de frottis, elle permet de confirmer un diagnostic, d’identifier la nature d’une lésion et d’en préciser les caractéristiques. Ces éléments sont déterminants pour orienter les décisions thérapeutiques et adapter la prise en charge de chaque patient.
Ce nouveau laboratoire réalise désormais en Polynésie française les analyses histologiques et cytologiques, les examens extemporanés réalisés en cours d’intervention chirurgicale, les tests HPV ainsi que des techniques spécialisées telles que l’immunohistochimie et les colorations spécifiques. Cette organisation renforce l’expertise locale et améliore la coordination avec les équipes médicales du territoire.
Une mise en service progressive, garante de qualité et de fiabilité
Le laboratoire est engagé dans une mise en route progressive de ses activités. Son déploiement a été structuré par étapes, avec un démarrage par la cytologie, suivi de l’intégration progressive des examens d’histologie.
Cette montée en activité encadrée permet de sécuriser les procédures, de consolider les circuits techniques et organisationnels et de garantir la fiabilité des analyses dès leur réalisation locale.
À ce jour, 1 313 prélèvements de frottis et 34 examens d’histologie ont déjà été réalisés sur le territoire. Ces premiers résultats témoignent de l’intégration rapide du laboratoire au parcours de soins et de son impact direct sur la réduction des délais diagnostiques. La réalisation des analyses en Polynésie française permet également de limiter les envois vers la France hexagonale et d’alléger les contraintes logistiques pour les patients et les équipes médicales.
Des standards techniques élevés
Le laboratoire dispose d’une chaîne complète d’histologie et de cytologie conforme aux standards internationaux : automates de cytologie, plateforme HPV, équipements de coupe et de coloration, dispositifs d’immunohistochimie ainsi qu’un système sécurisé de traçabilité des prélèvements.
De la réception de l’échantillon jusqu’à la validation du compte rendu médical, chaque étape répond à des exigences strictes de qualité, de sécurité et de confidentialité. Le laboratoire permet également la réalisation d’examens extemporanés, apportant au chirurgien une aide immédiate à la décision au cours de l’intervention.
Un levier stratégique pour le Pays
L’ouverture de ce laboratoire s’inscrit dans les orientations du Plan Cancer polynésien visant à consolider l’activité d’anatomopathologie et à renforcer l’autonomie diagnostique de la Polynésie française.
Au-delà de la réduction des délais, cette infrastructure contribue à structurer durablement une expertise locale, à renforcer la coordination pluridisciplinaire et à préparer les évolutions futures, notamment en biologie moléculaire et en pathologie numérique, au service d’une prise en charge toujours plus performante des patients.
